Aude Couvercelle

Née en 1993

Diplômée de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy en 2016

Mes préoccupations artistiques actuelles sont liées à l’idée du paysage, à la déambulation, la géolocalisation, à la géomorphologie, aux stratifications et aux frontières. Mon travail aborde les notions de traces, de déplacements et de gestes. J’entretiens un rapport particulier au paysage et à l’expérimentation de l’Homme dans son territoire. J’essaie de faire surgir de la poésie du quotidien et j’aime sculpter des paysages pour en faire une matière vivante, modulable, propice à la réflexion.

Mon travail s’articule autour des notions d’espace et de territoire, qu’elles soient imposées par les limites de la salle d’exposition où qu’elles interrogent notre environnement géographique et géopolitique. Je cultive une pratique pluridisciplinaire qui me permet d’intervenir dans divers champs artistiques, tels que la photographie, les installations, le son, la gravure, la sculpture et la vidéo.

La géographie et la dynamique des enjeux spatiaux me permet de travailler sur les formes hybrides, les découpages des territoires, des déplacements, les flux et ainsi pouvoir interroger l’enjeu entre les espaces, les territoires et la mondialisation.

Je souhaite honorer le paysage et le territoire dans ses représentations les plus vastes, qu’il s’agisse d’un son, d’une carte ou d’une ligne. L’erreur et le hasard font partie de mon travail, l’action liée au cheminement étant un acte variable qui n’est pas toujours prévisible.

Au travers de mes installations, je cherche à reproduire des formes épurées et simples, liées à des sensations éphémères et souvent imperceptibles. J’invite alors le spectateur à s’approcher d’un état méditatif, où le visible et l’invisible se côtoient, afin de faire surgir du quotidien une sensibilité poétique liée au temps et à la matière. J’explore le processus de création à l’aide de matières brutes, pures et simples telles que l’eau, de bois, l’aluminium ou le sable, offrant ainsi une expérience méditative sur le temps et l’espace qui s’écoulent.

J’ai décidé de développer l’idée d’installations éphémères, qui, une fois activées par le spectateur, s’épuisent, évoluent et se modifient. Travailler sur une évolution, une érosion même imperceptible, sensible et presque invisible de l’œuvre engage le corps du spectateur et fait naitre en lui un état méditatif.

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