Guillaume Lo Monaco

Né en 1991

Diplômé de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence en 2016

Originaire de Nice, diplômé d’un Master à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Guillaume Lo Monaco est un jeune artiste qui utilise une pluralité de médiums, de l’installation au graphisme, en passant par la sérigraphie.

Sous leurs dehors colorés et ludiques, les travaux de Guillaume Lo Monaco sont marqués par l’inquiétude et la peur. Une angoisse qu’il dit faire remonter au 11 septembre 2001, ce jour qui lui aurait fait perdre ses repères et son innocence. L’art devient alors pour lui une sorte d’exutoire, où il rejoue ce deuil. Ses pièces dénoncent le climat d’inquiétude qui règne dans nos sociétés. Elles critiquent l’absurdité du monde que nous avons construit, où la violence insoutenable et soudaine, ou bien infiltrée dans nos plus petits objets du quotidien, nous assaille de toutes parts.

“Je suis un enfant de la télévision, bercé par les pubs et la grande messe du 20h : confronté très tôt aux images, comme autant de mirages foisonnants

Par le biais de mes travaux, c’est cette époque société que j’essaie de dépeindre. L’abondance matérielle qui la caractérise constitue pour moi une abondance d’histoires des possibles. Je pioche parmi ces images, ces objets, comme dans un réservoir. Je joue avec eux, les considérant comme des empreintes de notre société. Je parle avec ces images, ces apparences, et les transforme, les écorche, les travestit, donnant ainsi naissance à un nouveau langage poétique dont je veille à faciliter la lecture et la compréhension.

C’est par le détournement et le collage que je tente de troubler le regard du spectateur, l’amenant à s’interroger. Cela passe essentiellement par le ressenti, le jeu des émotions. Choquer ou amuser sont pour moi des manières d’interpeller le public. Cette confrontation avec les dogmes esthétiques de notre société de consommation est l’un des meilleurs moyens pour faire passer un message politique. Je me sers du matérialisme de notre société pour sculpter une certaine mythologie,  passée, présente et future.” Annaëlle Lecry

www.guillaumelomonaco.fr