Savina Ivaylova Topurska

Née en 1993

Étudiante en 4e année à l’École supérieure d’art et de design de Valenciennes

En 1989, les tremblements d’un mur qui s’effondre font tressaillir l’Europe. A l’est, une utopie vient de tomber. Moi, je n’étais pas encore née. Dans mon pays d’origine, je fais partie de la première génération qui n’a pas vécu sous le régime communiste.

Quand je demande pourquoi la vie est si instable, les Bulgares répondent que nous sommes dans une période de transition. Le communisme aura été la période d’une forme de société égalitaire et partagée, même dans une promiscuité. La chute du communisme et l’apparition du capitalisme amènent une violence des inégalités qui efface pour beaucoup l’espoir d’une vie meilleure.

En 2007, de nouvelles portes s’ouvrent en Bulgarie : L’Union Européenne accepte de partager son espace de libre-échange avec nous. Un nouveau souffle gagne le pays et un nouvel idéal prend place. L’Europe stabilise l’économie, l’Europe aménage des parcs flambant neufs, l’Europe permet à nos amis de voyager, l’Europe apporte la sécurité.

L’Union Européenne rayonne bien au-delà des frontières de la Bulgarie. Elle est à l’origine de nombreux événements politiques, économiques et sociologiques qui marquent notre actualité. Je parle donc aussi bien en tant que citoyenne Bulgare que résidente française et citoyenne européenne.

Mon travail tend à témoigner de ces grands événements. Plus qu’un acte mémoriel, c’est l’idée de révéler certains aspects de la réalité qui m’anime. Ce besoin de raconter, je l’ai vu grandir de voyage en voyage, de découverte en découverte. Et c’est à travers différentes techniques (vidéo, photographie, dessin) que j’ai choisi d’aborder les pans d’une histoire qui ne cesse de s’écrire.