Sinem Sahin

Née en 1992

Étudiante en 4e année à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon

Que reste-t-il du design quand tout semble avoir été́ déjà̀ fait ?

Débordés d’émotions, entourés d’objets chromes, la dystopie et l’utopie engages dans un combat dont on ne voit que les traces L’émerveillement général face au monde devenu fébrile et l’impression ferme qu’il faut se défaire de chaines que l’on a pas.

Alors on cherche riche de tout ce qui touche au sensible avec pour outil tout ce qui se présente à la vue, on remplit des carnets, puis des volumes, des espaces, on design, on installe, on goûte, on photographie, on crée, on joue. On cherche dans « la nuit noir » guidé par l’urgence d’une intuition, ou le simple émerveillement pour trouver ce qui fonctionne.

On se love dans les bras de presqu’ami.e.s, de ceux qui semble chercher dans la même direction. On croise la route de Alessandro Mendini, Bruno Munari, Hyber, Mosset, Richter et consort. On flirt avec le minimalisme, le conceptuel, le jeu de mots, l’arte povera, les utopistes, l’art concret, et ce qu’il reste à faire ou refaire :

De l’enthousiasme à la production, de la production à la réflexion, de la réflexion à la perte de sens, ad nauseam.

De ces périples en terre de réflexion et en quête de sens que reste-il ? Revenir au pays et faire alors l’inclassable, l’éclat retrouvé dans un regard tragi-comique. On se propose à soi-même comment voir autrement.

On finit par taper d’une main retourné bien à plat sur l’autre, fort d’une certitude. S’en foutre. Et Oser jouer à capturer ce qui a fait jeux/je : un sourire, une larme, une émotion, un regard nouveau sur quelque chose, sur le monde prégnant et politique. Un choc intellectuel et émotionnel. Que chacun se sente un peu plus libre et ose plus. Retrouver l’utopie de ce qui est déjà̀ là.

L’art a surtout un rapport à l’humour, pas à la métaphysique disait Duchamp. Il me plait de penser qu’il a affaire au deux.